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Manga tout un art

  • Sophie Guillin
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture
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Les élèves d’option histoire des arts de 2nde 1 et ceux de la  première spécialité histoire des arts se sont rendus au musée Guimet  où l’exposition Manga tout un art  retrace l’histoire du manga,  en expliquant  ses différentes sources et  en présentant  certaines pièces exceptionnelles  - des planches originales- qui n’étaient encore jamais sorties du Japon.



L’occasion de découvrir l’influence du kamishibaï, un art de  la rue qui  nait, comme le manga, dans les années 1920. Il s’agit de conter des histoires avec  une dizaine  de planches  jouant avec les  cadrages et les angles de vues. Plusieurs mangakas ont débuté ainsi.

                                                                     planches des  années  50 : le duel de la vallée de l’or.
planches des  années  50 : le duel de la vallée de l’or.

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De nombreux mangas sont aussi inspirés par des traditions beaucoup plus anciennes : les bakemono ou yokai, êtres vivants dotés de pouvoirs surnaturels, dont on trouve trace dans les gravures de l’époque edo  ( 18ème siècle)   - que la scénographie confronte aux dessins modernes - ou dans des figurines du 19ème destinées à l’exportation.


L’exposition montre comment le manga évolue après la seconde guerre mondiale. Avec Tezuka Osamu  notamment,  qui s’inspire du langage cinématographique pour introduire une intensité dramatique  inédite, et dont les histoires - comme Astro Boy- font écho aux traumatismes et à la reconstruction de la société japonaise.  Ou avec les mangas de la contre-culture, à partir des années 70, destinés aux adultes.

 

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Une section importante de l’exposition  est aussi consacrée au Shonen. On y apprend  comment Dragon Ball Z  s’est  largement inspiré d’un très célèbre roman chinois du 14ème siècle, La Périgrination vers l’Ouest, souvent représenté sur les estampes  japonaises de l’époque Edo (17ème -18ème ). Que les gestes de Naruto avant le combat  viennent de gestes rituels du bouddhisme dont on trouve trace dès les premières sculptures  du Bouddha. Ou que  Demon Slayer est nourri de références au théâtre No, né à la fin du 13ème siècle.

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Une des dernières salles montre comment, depuis la bombe nucléaire, l’imaginaire de l’apocalypse nourrit les films et les mangas japonais, de Godzilla  à l’Attaque des Titans.

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Les secondes ont en outre eu la chance de croiser la commissaire d’exposition  qui les a pris en photos pour envoyer à la fondation Tezuka, et montrer aux Japonais que les jeunes français travaillent sur les mangas :) 

En retour, elle a expliqué les objectifs intergénérationnels de cette exposition. Elle a aussi indiqué que tout avait été monté en un an et demi (ce qui est  très rapide !), et  que le choix de retracer l’histoire du manga était très occidental - les Japonais  préfèrent, eux, concevoir des expositions monographiques  (sur un seul artiste).  


Une exposition de croquis d'exposition est à suivre au cdi

 


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